Un anniversaire très réussi

un-anni-très-réussiNourrie des récits fantastiques que me lisaient  mes parents et mes frères et sœur, c’est tout naturellement qu’à l’âge de 9 ans j’ai  composé  ma première grande histoire d’écrivain.

Le livre a été imprimé à 2000 exemplaires en 1999 avec le soutien du Lions Club de Mercurey et vendu à travers la France, notamment grâce à l’Agence France Presse, dans le but de financer l’achat d’un véhicule adapté à mon fauteuil roulant. MYRIAM

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Le petit village de Montaragna prépare un grand événement : l’anniversaire d’Archimède, le vieux sage du village.
Mais Aubos, le seigneur des enfers, n’aime pas ça du tout…
Que va-t-il se passer ?
Pour le savoir, lisez-vite !


1 – PRÉPARATIFS D’ANNIVERSAIRE

– C’est bientôt l’anniversaire du Grand-père, déclara Grisours.
– Hé oui ! répondit Yakama.
– Il va falloir songer aux cadeaux et au gâteau, reprit Grisours.
– Hé oui !
La conversation fut coupée par l’entrée de Lola et Lalo.
– Salut les filles ! Vous savez que c’est bientôt l’anniversaire du Grand-père ?
– C’est le 27.
– Ah non, ma chère, reprit Lalo, c’est le 26 !
– Je t’assure que tu te trompes, jumelle, c’est le 27.
Elles pouvaient se disputer encore longtemps, Yakama ne les écoutait plus. Elle regardait, émerveillée, le village qui préparait la fête de l’anniversaire du Grand-père.
Ah, cette Yakama ! Il n’y avait pas meilleure qu’elle. Étant aussi aimable que serviable, elle avait un grand cœur. Sa générosité aidait tout le village. Dès qu’elle voyait quelqu’un en détresse, elle n’hésitait pas à lui venir en aide.
C’était une petite brune aux cheveux bouclés. Dans le noir de ses yeux, si on regardait bien, on pouvait apercevoir une étoile scintillante. Elle portait toujours une casquette vert kaki qui lui était familière.
Devant elle se déroulait un magnifique spectacle : tout le village s’affairait. Le révérend s’entraînait à réciter des prières, toutes les chorales répétaient une dernière fois le chant final. Mais le plus fabuleux, c’était de voir tous les enfants réunis qui emballaient les cadeaux dans des papiers de toutes sortes, de toutes les couleurs.
Yakama contemplait encore ce beau spectacle lorsqu’intervint Éclair, la journaliste :Yakama
– C’est affreux, dit-elle, j’ai encore dû imprimer dans mon journal l’article du trafic de bombes. Il faut que ça cesse ! Ça fait déjà le troisième jour !
– Mince ! mes journaux, je suis en retard pour la vente des journaux ! Vite !
Yakama courut à sa maison, sortit de son garage un vieux vélo bleu qui, depuis quatre ans, avait servi à vendre ses journaux, sauta sur sa selle, l’enfourcha et s’en alla dans les rues du village de Montaragna.

2 – AUBOS

Cependant, bien au-delà du village de Montaragna, dans le royaume lugubre et sombre des ténèbres, vivait le puissant seigneur Aubos : le seigneur de l’enfer. Le noir de ses yeux le rendait affreux. Ses cheveux étaient dressés sur sa tête comme un hérisson. Hélas, il avait le pouvoir du tigre, aussi portait-il toujours à son annulaire une bague à tête de tigre qui lui donnait ce pouvoir. Aubos… L’avez-vous déjà senti vous épier ? Avez-vous déjà entendu son petit ricanement qui signifiait qu’il préparait un mauvais coup ?
Aubos était la cruauté même. Son but : détruire Montaragna et surtout Yakama car cette petite maligne d’environ seize ans avait toujours réussi à lui échapper. Il voulait prendre sa revanche.
Il avait à son service Noirot et Patacrèpe, deux montres gluants et collants comme de la slime. Tiens, le voilà justement :
– Ah ah ah! Plus que trois jours pour la fameuse explosion ! Grâce aux bombes que j’ai mises à la place des cadeaux, il ne restera aucune trace du petit village de Montaragna ! Noirot, Patacrèpe, préparez d’autres bombes.
– B… b… bi… bi… bien, maître, bégayaient les deux serviteurs.
– Ah ah ah, ah ah, ah !  éclata de rire Aubos. J’en aurai fini avec cette Yakama…
Pendant ce temps, à Montaragna, Yakama était rentrée chez elle. Elle relisait des dizaines de fois l’article sur les trafics de bombes. Elle essayait de comprendre. Elle n’y arrivait pas.
– C’est quelqu’un qui cherche à détruire notre petit village, pensa-t-elle, mais qui ? Qui voudrait faire ça ? Qui ?
Elle cherchait, cherchait désespérément la réponse mais ne trouvait rien.
Soudain, alors qu’elle était sur le point d’abandonner, la réponse lui apparut : Aubos ! pensa-t-elle.

3 – EN AVANT

Le lendemain, Grisours vint chercher Yakama à sa maison. Il la chercha, chercha, chercha longtemps, appelant :
– Yakama, Yakama… Yakama, où es-tu ?
Pas de réponse. Grisours remarqua alors un petit papier posé sur le bureau de son amie. Sur ce papier étaient griffonnés ces quelques mots :

J’ai trouvé le responsable des trafics de bombes. C’est Aubos. Je pars à sa recherche. Yakama

Désemparé, Grisours alla vivement prévenir Lola, Lalo et Éclair.
– En avant ! dit-il. Il faut retrouver Yakama. Lola, Lalo, voulez-vous m’accompagner ?
– Bien volontiers répondit Lola.
– Je viens avec vous également, déclara Éclair.
– D’accord, répondit Grisours.
Sur ce, ils se mirent en route à la recherche de Yakama.
Celle-ci marchait, marchait, marchait longtemps, marchait toujours. Rien ne pouvait l’arrêter, elle était décidée.
Pendant ce temps, dans le royaume des ténèbres, Aubos jubilait. Il bavait de plaisir, d’une bave visqueuse, collante.
Nos amis Lola, Lalo, Éclair et Grisours étaient toujours à la recherche de leur amie. Le terrain était boueux. Lola et Lalo n’arrêtaient pas de se plaindre :
– Ah, me voilà réduite à patauger dans la boue. C’est dégoûtant ! disait Lalo
– Je suis d’accord, répondait Lola
– Pour une fois… plaisantait Grisours
– Tout ça à cause de Lola, continuait Lalo
– Ah non, c’est toi qui a accepté, grommela Lola
– Je regrette, c’est toi, reprit Lalo
– J’aurai mieux fait de me taire, pensa Grisours
– Ça fera le scoop de l’année, disait Éclair
– Quoi ? demanda Grisours,la dispute de Lola et Lalo ? Ça n’a rien de nouveau…
– Mais non, idiot, rétorqua Éclair, pas ça. Mon scoop serait : YAKAMA A VAINCU AUBOS.
Tout en discutant, ces quatre aventuriers continuaient leur pénible voyage.
Cependant, Yakama continuait de marcher toujours, longtemps, péniblement. Soudain, elle glissa sur un caillou et tomba dans la boue. Elle se releva, ayant plus ou moins mal mais couverte de boue. Cela ne la découragea pas pour autant.
– J’y arriverai, se disait-elle, j’y arriverai.
Ayant dit cela, pleine de courage, elle continua sa route. Que l’endroit était sauvage ! Le sol était couvert d’un doux tapis de mousse. Les petits lapins de la forêt accouraient pour souhaiter la bienvenue à Yakama. Celle-ci était aux anges. Cet endroit sauvage était très civilisé ! Même les arbres la saluaient de leurs branches sur son passage. Très vite, la nuit tomba et Yakama dut installer sa tente. Yakama aimait beaucoup la nuit. Elle comptait et recomptait les étoiles. L’une d’elles ressemblait fort à celle qu’elle portait dans la lueur de ses yeux.
Cependant, Lalo, Lola, Éclair et Grisours avaient, eux aussi, installé leur tente. Grisours prépara une omelette tout en discutant avec Éclair et Lola. Le sujet de conversation était Yakama.
– Yakama a toujours été ma meilleure amie » disait Grisours
– Elle est très gentille, reprenait Éclair
– Oui, elle est douce et sincère, continuait Lola
– Elle veut toujours rendre service, disait Grisours
– Elle est très courageuse, reprenait Éclair
– En deux mots, je n’ai jamais connu quelqu’un de meilleur qu’elle, continuait Lola
– Ah oui, disait Lalo, je n’ai jamais connu d’omelette qui soit meilleure que cette omelette-là !
– Tu n’as rien compris ! lui expliqua sa sœur. C’est de Yakama que l’on parlait ! Qu’est-ce qu’il y a dans ta p’tite tête de linotte ?
– Linotte toi-même, répliqua Lalo
– Qu’est-ce que tu as dit ? J’suis pas une tête de linotte, moi !
– Si, t’en es une !
– Non, c’est pas vrai…
La dispute durerait encore si Grisours n’était pas intervenu.
– Ça suffit maintenant. Au lit tout le monde !
Ce fut Éclair qui se réveilla la première le lendemain matin, bientôt suivie de Grisours et, pour finir, de Lola et Lalo qui s’éveillèrent en même temps.
– En avant, marche ! cria Grisours
Et, sur ce commandement, tous se mirent à marcher d’un pas lourd en criant :
– Une – deux – une – deux…

4 – CA SE COMPLIQUE

C’est alors qu’ils se trouvèrent devant un sérieux problème. Ils étaient en face d’une rivière et il n’y avait pas moyen de traverser. Ils restaient donc là, à réfléchir devant cette épreuve. Soudain, Lalo cria :
– Je vois quelque chose là-bas !
Immédiatement, tous les yeux se fixèrent sur elle.
– Je ne vois rien, dit Grisours
– Moi non plus, renchérit Éclair
– Tu as dû rêver, se moqua Lola
– Mais si… là… sur la liane.
En effet, sur une liane il y avait quelque chose mais quoi ? Lalo n’arrivait pas à le savoir car elle était beaucoup trop loin. Petit à petit, la chose se formait, c’était… c’était… Yakama !
Yakama descendit en hâte de sa liane, et ce fut le moment des grandes effusions. Je vous passe les détails. Yakama dit :
– Arrêtons-là les embrassades, il faut agir, le village de Montaragna a besoin de nous.
Et, sur ces paroles, ces cinq défenseurs de leur village continuèrent leur chemin. Ils marchaient, marchaient, marchaient. Yakama fit remarquer :
– Dites donc Lola, Lalo, vous êtes bien emmitouflées !
– Oui, répondit Lola, « nous avions l’habitude de faire nos vêtements nous-mêmes mais cette idiote de Lalo avait oublié la laine, alors nous avons dû aller chez le couturier.
– C’est toi qui a oublié, maugréa Lalo
– C’est toi, maugréa Lola
– Je ne suis pas une idiote.
– Peut-être, mais c’est toi qui l’a oubliée.
– C’est faux…
Yakama sut mettre fin à cette dispute en expliquant comment il fallait traverser la rivière :
– Vous comprenez, là, à cet endroit, le niveau de l’eau baisse, c’est là que vous pouvez traverser et elle accompagnait ses paroles de gestes.
Ils couraient, couraient, couraient, si bien qu’ils avaient parcouru la moitié du chemin qui les conduisait au repère d’Aubos.
Du haut de son perchoir, celui-ci observait la scène :
– Malédiction ! hurla-t-il, ils ont déjà fait la moitié du chemin, il ne faut pas qu’ils arrivent ici. Yakama a le don de m’énerver.
Par le pouvoir du tigre, je souhaite qu’un gros tigre leur donne une petite leçon !
Yakama devant, Grisours derrière, Éclair derrière Grisours ; derrière Éclair, Lola et Lalo. Toute cette drôle de chenille se dirigeait vers Aubos. Soudain, Yakama poussa un cri :
– Horreur !
C’était le tigre qu’Aubos avait envoyé. Le fauve paraissait très en colère. Il claquait les mâchoires. Il avait les yeux rouge-sang. Il fonça sur Lola qui se tenait devant un rocher. Elle semblait le défendre. Heureusement, Yakama la sauva et le tigre alla se cogner sur le rocher. Il revint aussitôt à la charge et essaya de donner un coup de griffes à ses adversaires mais ceux-ci se baissèrent juste à temps. Quelqu’un passa derrière lui et lui enfonça la queue dans la gueule. Le tigre, étourdi et bien attrapé, comprit qu’il avait affaire à plus fort que lui et s’enfuit en courant et en essayant de grogner.
Heureux de s’être débarrassé de leur ennemi, Yakama, Grisours, Éclair, Lola et Lalo dansaient, criaient, chantaient.
– Hourra ! criait Yakama
– C’est nous les plus forts ! chantaient Lola et Lalo
– On a gagné ! se réjouissait Grisours
– Il faut que ça apparaisse dans le journal ! s’exclamait Éclair

Ils continuèrent leur route. Soudain, Lola et Lalo demandèrent :
– Connaissez-vous le chant qu’on apprend à notre chorale ? Nous allons vous le chanter :
Joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, joyeux anniversaire, Archimède, joyeux anniversaire.
Pendant un moment, Lola arrêta de chanter et Lalo continua seule.
– Pourquoi donc t’es-tu arrêtée de chanter, ma sœur ? demanda-t-elle.
– Tout simplement parce que tu t’es trompée, ma chère. On ne chante que trois fois le « Joyeux anniversaire »
– C’est totalement absurde, voyons
– Ce n’est absolument pas absurde, c’est la franche vérité
– C’est ridicule…
Lalo, Lola, Éclair, Grisours et Yakama approchaient de l’arrivée. L’endroit changeait, devenait plus sombre.
– Que cet endroit est sinistre ! s’exclama Yakama et elle frissonna.
Les autres approuvèrent de la tête. Ils se mirent à marcher plus lentement, si lentement qu’on pouvait les comparer à des escargots ou des tortues. Bientôt, ils se trouvèrent en face d’un gigantesque château. Il était entièrement fait de bois et dans ce bois étaient sculptés des milliers de petits diablotins. C’était le château d’Aubos.

5 – A L’ATTAQUE

Éclair, Lola, Grisours, Lalo et Yakama se cachèrent derrière une grosse pierre.
– Chut, dit Yakama, j’ai un plan
– Comment ? demanda Lola
– Chut répondit Yakama
– Qu’est-ce que tu as dit ?
– Chut !
– Je n’entends pas
– Chut !
Pour se faire comprendre, Yakama posa un doigt sur sa bouche.
– Écoutez, voilà ce que nous allons faire. On va lui donner une leçon à cette espèce de porc-épic ! dit-elle.chateau

Yakama expliqua son plan et chacun passa à l’action. Ils s’avancèrent devant l’entrée du château, frappèrent quelques coups à la grande porte, se dissimulèrent derrière un buisson, tout ça avant que Noirot et Patacrèpe n’eurent ouvert la porte. Ils s’étonnèrent :
– On avait frappé à la porte. Pourquoi diable n’y a-t-il personne dehors ?
Yakama et ses amis recommencèrent plusieurs fois ce manège et Noirot et Patacrèpe se demandaient ce qui se passait.
– On est en train de se moquer de nous, dit Noirot.

– Fouille le château, Patacrèpe, moi je vais regarder de ce côté-là.
Chacun partit de son côté mais ils se retrouvèrent tous les deux.
– Qu’est-ce que tu fais là, Patacrèpe ?
– La même chose que toi, Noirot, et toi ?
– La même chose que toi, Patacrèpe
– Je n’ai rien trouvé, reprit Patacrèpe
– Moi non plus
– Nous avons mal cherché
– Tu as raison, cherchons
– Ensemble ?
– D’accord
Ils revinrent sur leurs pas. Patacrèpe marcha sur la patte de Noirot.
– Fais attention !
– Pardon
Noirot et Patacrèpe avaient commis la grave imprudence de laisser la porte ouverte ; aussi, Yakama et les autres purent rentrer dans le château dans leur dos. Pendant que les deux conseillers les cherchaient et ne se doutaient de rien, Lola, Lalo, Yakama, Éclair et Grisours renversèrent un chaudron de potion magique sur les deux monstres. Ceux-ci poussèrent un cri quand ils sentirent le liquide. Ils devinrent immédiatement verts à pois rouges. Abandonnant Noirot et Patacrèpe à leur triste sort, nos cinq héros se dirigèrent vers Aubos.
Celui-ci avait fini de remplacer les cadeaux par des bombes et les avait mis de côté. Yakama, Éclair, Grisours, Lola et Lalo arrivés à cet endroit, prenaient l’un après l’autre les emballages, enlevaient les bombes et les mettaient dans un lieu sûr. J’avais oublié de vous dire que nos amis avaient eu grand soin de dire à tous les habitants de leur village d’enlever toutes les bombes qui se trouvaient dans les cadeaux.
Dès que toute cette opération fut terminée, Yakama dit :
– Maintenant, occupons-nous de trouver tous les cadeaux. Aubos doit les avoir cachés dans un endroit secret.
Immédiatement, ils se mirent à la recherche des cadeaux mais Aubos les aperçut.
Yakama sentit qu’Aubos les avait vus. Elle prévint les autres. Aubos se précipita sur eux mais ils évitèrent le coup, se baissèrent, Aubos passa par-dessus et atterrit sur le dur carrelage du château. Yakama, Grisours, Éclair et Lola et Lalo en profitèrent pour prendre des armes : Yakama prit une épée, une lance et un bouclier sur une des armures du château ; Éclair choisit un tabouret ; Grisours, un casque ; Lola et Lalo, une vieille lampe à huile (car elles avaient lu dernièrement le conte d’Aladin !). Ils étaient prêts. Ils attendaient.
Tout à coup, Aubos reprit conscience. Il attaqua de nouveau. Il ressemblait fort au tigre qu’il avait envoyé mais comme ses ennemis résistaient toujours, il utilisa sa bague. Celle-ci laissa échapper un rayon vert. Yakama se servit de son bouclier mais malheureusement, le rayon était si fort qu’il envoya nos amis dans les airs. Ils retombèrent à plusieurs endroits : Éclair tomba au pied d’une chaise, Lola et Lalo tombèrent près d’une cheminée, Grisours fut projeté sur le toit, Yakama atterrit dans un coin du château devant un bureau à tiroirs.
– Et si… ? pensa-t-elle.
Soudain, Yakama aperçu un flacon de parfum dépassant d’un des tiroirs. Elle eut alors la confirmation de ce qu’elle pensait. Elle s’était souvenu que Madame Lerry lui avait dit qu’elle avait l’intention d’offrir au Grand-père un flacon de parfum, ce qui voulait dire, sans aucun doute, que c’était dans ce tiroir qu’Aubos avait caché les cadeaux. Elle se releva et revint combattre Aubos. Elle fut bientôt aidée par ses amis. Aubos ne se doutait de rien alors Yakama passa derrière lui, lui sauta dessus et lui prit sa bague.
– Ma baaaague ! cria Aubos et il s’élança pour l’arracher des mains de Yakama. Mais celle-ci résistait. Ils se disputèrent ainsi pendant un bon moment, si bien que la bague tomba des mains de Yakama pour rouler sur le plancher en direction de Lola et Lalo. Celles-ci se précipitèrent sur l’objet magique. Lola la ramassa la première.
– Donne-moi cette bague ! ordonna Lalo
– Pas question ! »
– Si tu me donnes cette bague, je te donne tout ce que tu veux.
– Je ne veux rien.
– Donne-moi cette bague !
– Non
– Tu vas me la donner, oui ou non ? »
– N’y compte pas !
Et elles tirèrent chacune de leur côté, si fort que la bague se brisa.
– Nooooonnn… ! hurla Aubos
Ayant perdu sa bague et ainsi ses pouvoirs, Aubos comprit qu’il était désormais impuissant. Aussi s’enfuit-il à travers les bois et ne revint jamais.
Yakama révéla à ses amis où étaient cachés les cadeaux.

6 – ÉPILOGUE

La veille de l’anniversaire, ils rentrèrent au village. Avec tous les habitants, ils emballèrent les cadeaux.

Enfin, le grand jour arriva. Tout le monde assista à l’heureux événement. Archimède, le Grand-père vieux barbu, souffla les 130 bougies qui se dressaient devant lui. Puis on mangea le gâteau. C’était un gâteau à la framboise nappé d’une épaisse couche de chantilly et surmonté d’une cerise. Puis on passa aux cadeaux. Chacun présenta le sien, fit la bise au Grand-père et alla reprendre sa place. Enfin, ce fut le tour de Yakama. Elle s’avança avec son présent. Le Grand-père l’ouvrit avec précaution. Il ne voyait rien. Dans le paquet, c’était tout noir. Soudain, PAF! le paquet éclata à la figure du barbu. C’était un pétard que Yakama avait dissimulé dans l’emballage :
– Joyeux anniversaire, Archimède ! dit-elle.camping

FIN

 

 

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