La plus belle part

J’élève les mains aux cieux
Un sourire posé sur mon visage radieux ;
Je me lève, je danse quelques pas
Je regarde les arbres et la vie près de moi.la-plus-belle-part-2
Mes yeux contemplent le ciel glorieux ;
Le monde tout entier semble s’être habillé de lumière
Afin qu’éclate ma joie.

Que ma joie éclate sur toute la terre
Qu’elle dépasse les frontières
Et éclabousse les rivières.
Que les oiseaux se la répètent dans les buissons,
Que les étoiles la chantent et la content sans cesse ;
Qu’elle colore toutes les fleurs
Et anoblisse les animaux ;
Qu’elle résonne dans les montagnes
Rende fertiles les champs de blé.
Qu’elle entre dans tous les cœurs
Celui du pêcheur
Comme celui du meunier.
Qu’elle donne du zèle au maçon
Et du goût à l’artisan.
Qu’elle gonfle d’espoir le cœur du mendiant.
Je souhaite que ma joie en bénédictions
Retombe sur toute chose de ce monde
Comme une pluie bienfaisante qui arrose et fait vivre
Comme le soleil entre à flots et inonde
Une maison aérée un beau jour de printemps.la-plus-belle-part-1
Alors le pauvre se verra couvert d’argent,
Le prisonnier retrouvera la liberté.
Les hommes et les femmes de tout l’univers
Chanteront et se regarderont comme des frères
Unis par la même lumière
Et moi je serai bien heureuse :
Ce sera ma joie qui aura fait cela,
Telle une vertu contagieuse.

Ma joie est un murmure de tendresse,
Une source d’allégresse :
Je suis la fille d’un grand seigneur
Puissant et noble de cœur.
Tout l’univers frémit de bonheur
Au simple nom de mon père.
Les arbres ondulent leurs feuilles tendres

Et inclinent leur vert branchage.
Les chiens, les chats et les bêtes sauvages
Aplatissent l’échine
Doux comme des agneaux.
Le ciel se fait plus lumineux
Et l’air devient léger, très pur.
Le monde palpite du contentement
De milliers de créatures ;
Dans le cœur des Hommes s’allume l’étincelle
D’une secrète joie.

La mienne est une source, inaltérable et éternelle
Puisqu’elle redira à jamais
Les merveilles qu’il a faites pour moi.
Quelle était mon histoire ?
Rien de bien méritoire :
Une existence sans prétention ;
Peu d’espérance, peu d’horizon
Et puis un jour je l’ai revu
Alors je me suis souvenu :
J’étais une fille de sa maison.
Il a lu le bonheur sur mes lèvres
Et la lumière dans mes yeux
Dès que mon cœur l’a aperçu.
Une tendresse insoupçonnée
Nous unissait de toute éternité.

Il m’a enveloppée dans sa grande bonté.
Il m’a élevée près de son nom illustre
Et j’ai reçu en héritage
Son amour et sa royauté
Dons précieux et sans partage,
Présents du ciel pour tous les âges.
Oui, je veux proclamer les bontés de mon père
Et toujours me confier à son bras protecteur
Car il m’a conviée
A l’éternel bonheur
De vivre en sa présence
Aimée dans sa maison.

Voilà la plus belle part !

Myriam Delvarre

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