L’averse

La pluie tombait dru sur la ville
Comme le noir dans la colline ;
Je n’avais pas pris de manteau
Et j’étais trempé jusqu’au os
Mais je ne bougeai pas un cil.l'averse

L’eau ruisselait sur mon visage
Et formait des petits ruisseaux
Qui déjà partaient en voyage.

« Nos âmes sont des paysages,
Pensai-je sans savoir pourquoi,
Un jour soleil, un jour orage. »

Un petit bateau en papier
Glissa sur les flots délaissés
A la conquête de rivages ;
Là- haut, la nuée pâlissait.

Je restai là, comme une image
Sous la voûte qui s’éclairait
En proie à un étrange charme ;

Tandis que revenait l’éclat
Dans le ciel qui séchait ses larmes,

Je pleurai d’un chagrin que je n’expliquais pas.

Myriam Delvarre

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