Poèmes de Véronique

ESPOIR

Ô petite lueur, venue du fond des âges,
Vas-tu fondre ma peur et me donner courage ?
Vas-tu soigner mon cœur afin d’être plus sage
Je crois en ton labeur pour mener cet ouvrage.

C’est ta ténacité qui pourra me sauver
Car je suis entêtée dans mes difficultés.
Que ne puis-je quitter mon esprit torturé
Et te laisser œuvrer, gardant sérénité !

Ainsi, chaque matin, pourquoi faut-il toujours
Que mes idées sans fin allongent le parcours,
Étirant le chemin, faisant mille détours
Pour arriver, enfin, au cœur de ton amour ?

petite-lueur


MAGIE

J’étais comme un enfant qui croit au père Noël
Pensant qu’il suffisait de devenir bien sage
Pour qu’on lui attribue nombreux cadeaux, en gage
De la satisfaction d’un bon Dieu éternel.

Un jour – j’avais grandi – j’ai perdu ma croyance :
Envolée, la magie trouvée dans mes souliers !
Alors, j’ai regretté le temps de mon enfance ;
J’ai pleuré, j’ai crié, j’ai même supplié.

J’ai cru qu’en retrouvant la foi du jeune enfant
J’aurais pu maîtriser les énergies de vie
Mais c’était sans compter que Toi, Dieu bienveillant,
Es un roi dont l’état ne peut être ravi.

magie-de-noel


RÉCONFORT

C’est une petite maison,
Sans prétention
Bien adossée au flanc d’un mont.

Bâtie de bois comme un chalet,
Simplicité,
Ses fenêtres sont éclairées

Laissant deviner la chaleur,
A l’intérieur,
Offrant un instant de bonheur.

Le soir tombé, sur le sentier
Peu piétiné,
Le voyageur est égaré

Mais la lueur vient le chercher
Et l’entourer
Pour l’inviter à se confier.

Sur ce chemin peu fréquenté,
Trop isolé,
Quel réconfort d’avoir trouvé

En cet abri, sécurité,
Fidélité,
Confirmation pour continuer

chemin


ÉMERVEILLEMENT

Moment de féerie, moment de magie,
C’est le don de Dieu qui m’a éblouie.
Il est dans la fleur, l’arbre qui grandit.
Il est dans le chant, dans les mélodies,
Dans un cœur d’enfant qui joue et qui rit.
Il est dans le jour, il est dans la nuit,
Dans l’immensité, dans le plus petit.
Il est dans mon corps et dans mon esprit,
Aussi dans mon cœur, trésor enfoui,
Et puis dans les Cieux, espace infini
Il est dans mes rêves, il est dans ma vie.

fleur


COQUELICOT

Pourquoi suis-je attirée par le coquelicot
Qui pousse au gré du vent, au beau milieu des blés,
Dans les prairies, près des chemins, dans les fossés,
Dont le rouge est vivant, transparent, frais éclos ?

S’il se laisse cueillir, dès la captivité
Il se met à vieillir : il est déjà fané.
A vouloir le tenir, on le perd tout à fait.
Il n’est vraiment joli qu’en liberté, l’été.

Ah ! Quel étonnement quand, au bord du jardin,
Tas de terre oublié m’offrit ces fleurs aimées.
Je pensais mauvaises herbes devoir arracher
Quand j’ai vu les boutons : la beauté en écrin.

Ce jour là je compris ce qu’est le don de Dieu
Qui fait pousser des fleurs sur des terres incultes,
Qui vient offrir son cœur pour que le nôtre exulte
Par le biais de l’action d’un pouvoir mystérieux.

coquelicot


PAUVRE

Ne te soucie de rien si tu te sens exclu
De ta propre famille ou de ta religion
Car Dieu te trouvera, que tu sois dans la rue
Ou caché à l’abri de tes institutions.
Si Jésus doit venir, c’est vers toi qu’il ira ;
Tu seras enchanté quand sa voix te dira :
« Malgré tes pauvretés, c’est toi que je choisis
Car je vois la beauté de ton cœur-poésie ;
Je vois ton endurance issue de la souffrance ;
Je vois que les malheurs ont grandi ta confiance.
Pour venir jusqu’à toi, je te voulais solide
Et puis, comme un enfant, je te voulais candide.
Maintenant, je suis là ; je ne te quitte plus.
Entre dans mon état, tu es le bienvenu. »

mer


NÉANT

Mais qu’est donc devenu tout ce que j’ai appris ?
En moi, il n’y a plus que ruines infinies
Car tout a disparu, tout s’est évanoui.
C’est en cherchant la vue que j’erre dans la nuit.

Je croyais aux vertus de l’effort-volonté
Mais il m’est apparu orgueil et vanité.
Je croyais avoir su que dire et que penser,
C’est alors que j’ai vu l’illusion s’envoler.

Qu’importe le refus, inutile conflit,
Le jugement à vue, Connaissance trahie ?
Je suis bien dépourvue, je ne sais qui je suis
Il n’est point de salut sans divin dans ma vie.

néant


AMOUR DIVIN

Ô mon premier amour
Me voici de retour.
Pendant que je courais,
Pendant que je cherchais,
Tu étais toujours là
Je ne te voyais pas.
Tu souffrais en silence,
Tout rempli de patience.
Tu vivais ta douleur
Et je fermais mon cœur.
Je refusais de croire
Que tu m’aimais au point
De mourir pour mon bien,
Que ta seule victoire
Était de prendre soin
De ma vie, de mes biens.
Je pleure infiniment
Devant tant de bonté.
C’est émerveillement
De voir ta charité.

croix


PRÉSENT

Quand on peut ne garder d’un passé révolu
Que l’idée d’un chemin à jamais parcouru,
Ne voir dans le futur qu’un pas vers l’inconnu
Tout en restant présent à chaque instant vécu,
On se trouve emporté par un flot mystérieux
Vers un monde sacré, étranger à nos yeux,
Bien que réalité de chacun de nos jours
Qui nous ouvre les bras pour nous baigner d’amour.

feuillage


LE PROCHAIN

Le prochain c’est celui qui s’approche de moi
Celui que tu as mis sur mon chemin de croix.
Il n’est pas de mon clan ou de ma religion
Il est dans mon histoire, mon temps et ma région.
Il peut être présent tout comme un figurant,
Il peut m’interpeller, venir au premier plan
Puis passer son chemin et, sans se retourner,
Disparaître au lointain de l’espace-pensée.
Mais il arrive aussi que sa vie et la mienne
Entrecroisent leurs fils et que les deux se tiennent
Pour avancer d’un pas ou d’une éternité.

proche


BLESSURE ORIGINELLE

Derrière l’apparence et le masque trompeur
Se cache cet ami qui partage mon cœur.
Souvent il est meurtri, apeuré, aux abois,
Car, depuis qu’il est né, n’a connu que la croix.

On lui a tant prêté de fausses intentions
Qu’il se trouve enfermé dans ces accusations.
Il sait bien qu’il n’était qu’amour et qualités
Et non tous ces défauts qu’on lui a fait porter.

De son comportement, des œuvres qu’il a faites
Est né le jugement, cette idée qui maltraite
La joie d’être vivant et de s’enthousiasmer
A découvrir en soi la noblesse d’aimer.

Merci à Jésus-Christ qui est venu sauver
Cet ami dans mon cœur sans le désavouer.
Maintenant mon amour n’a plus à se cacher
Il vibre pour toujours, il est ressuscité.

arbre-lumière


MA MUSIQUE

Il est une musique qui, lorsque je l’entends,
Engendre au fond de moi les larmes de l’enfant.
Ses violons plaintifs évoquent une souffrance,
Une peine subie, une beauté meurtrie,
Un tourment provoqué par la méconnaissance
De son charme courtois et de sa mélodie.

Mais voilà que soudain, au-delà des soupirs,
Surplombant les accents qui se plaisent à gémir,
Quelques notes de joie orchestrent une mêlée,
Composent une mesure et tentent d’exister.
Une flûte enjouée, chagrinant la tristesse,
Insuffle des arpèges et prédit l’allégresse.

orgue


LA FÊTE

Entrez…
Baissez-vous pour passer sous les feux des lampions ;
Prenez la main tendue de votre compagnon ;
Par effet contagieux, qu’un sourire gracieux
Fasse briller de joie votre cœur et vos yeux ;
Épousez le tempo fascinant de la nuit ;
Sautillez et dansez entre les harmonies
Des tissus bigarrés, des bijoux, des couleurs,
Des notes cadencées, des parfums, des saveurs…
D’ici jusqu’à l’aurore, jubilez ; savourez
Le bonheur insouciant de ces heures volées.

feu-d'artifice


PAS SI SEUL

J’ai marché mon exil,
Mis mon cœur en péril
Et laminé l’espoir.

J’ai défié mon orgueil
Avançant jusqu’au seuil
D’un dernier promontoire.

Et le ciel s’est ouvert
Balayant mes déserts.
Je ne suis pas si seul.


ESPÉRANCE

Je ne veux regarder
Que les pensées de paix
Couleur de liberté,
De joie ensoleillée.
Je veux croire en un roi
Épris de vérité
Qui ne saurait qu’aimer.
Je sais qu’un jour viendra,
Mais il est déjà là,
Où je suis et serai
L’amour de ce roi là.
Je dépose à ses pieds
Toute ma pauvreté ;
Je n’ai, en vérité,
Rien d’autre à lui donner.
Il pourra me parer
Des bijoux de son cœur.
Je n’ai rien à garder
De moi qui soit meilleur.

Véronique


PRIÈRE

Seigneur,
Accorde-moi d’aimer sans chercher à savoir
Car la vérité t’appartient.
Mets en moi un esprit vide de tout pouvoir
Car, de toi, le salut provient.
Donne-moi la confiance en toutes circonstances
Car tu es le gardien de mes biens.
Soutiens-moi par la force de ta bienveillance
Car tu prends soin de tous les tiens.
Guide-moi dans les œuvres que tu me confies
Car tu connais la voie, sans lien.
Mets en moi des paroles de paix et de vie
Car tu es l’éternel maintien.

bougies


Poèmes pour accompagner les tableaux d’Étienne

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