Le chant

Texte de Véronique

Je chante, tu chantes, il chante, nous chantons, vous chantez, elles chantent.

Certains sont habités par la vocation de chanter mais moi je chante pour prier et, comme le disait Saint Augustin, « Chanter c’est prier deux fois » ; une prière par la musique et une prière par les paroles.

La mélodie inscrite dans nos âmes y demeure à notre insu nous invitant à fredonner de temps en temps quelques notes au diapason de notre humeur. Les paroles, points d’ancrage dans notre histoire, résonnent en nos mémoires, réveillant des souvenirs ou révélant des aspirations.

Chanter pour louer, pour demander pardon, pour s’imprégner de sens ou parfaire ses dons. Harmoniser les voix aux accords d’un instrument, y insuffler le rythme faisant fleurir l’entrain, l’allégresse et la joie.

Le chant est un moyen de bonheur pour peu qu’il soit orienté vers Celui qui en est l’auteur et le compositeur.

Texte de Myriam

J’aime entendre le chant des oiseaux et, par un matin d’été encore ensommeillé, me réveiller au son de leurs joyeux gazouillements ! Cela pose un sourire sur mon âme et me dispose à l’allégresse. J’aime savourer cet instant lorsque, dans le silence banal, indifférent, un chant soudain prend naissance. Parfois ce n’est pas grand-chose, quelques notes fredonnées au loin, peut-être un promeneur qui s’entraîne à tue-tête mais il suffit de cela pour remplir de couleur le vide d’un moment, briser la monotonie et suggérer un ailleurs qui me rejoint là où je suis. Je m’arrête, toute à l’écoute de ce refrain qui me chatouille l’esprit, me parlant sans que je l’aie saisi. Il me rappelle combien est vaste l’univers. Curieux tout de même qu’une simple mélodie puisse faire jaillir en nous de tels élans !

Et lorsque nous chantons en chœur, n’est-ce pas beau, n’est-ce pas grand ? Portés par la musique, nous unissons nos voix et partageons la joie de vivre en communion.

Notre chant devient cantique, une ferveur tout intérieure qui s’élève pour célébrer la grandeur et l’immensité… d’un Dieu qui veut notre bonheur.